Et Elle était là, martyrisée par la voix de la raison. Subissant, le dos douloureux et ragant en espérant adoucir ses moeurs. Chaque jour elle se levait, une automate sans but, suivant le cour de la vie, elle était ainsi: sans avenir et entrainée à être forte. Ses oreilles lui recrachaient douloureusement les sons aigus qu'elle aurait voulu ne jamais pouvoir entendre, aveuglant sa jeunesse cette prison lui autorisait toutes contraintes. Elle croyait parfois voir les chemins s'ouvrirent à elle et elle riait, sarcastique. Cette existence, façonnée jusqu'à chaque organe se nourrisait de son âme. Seule, incomprise, elle se tenait là, égoïste, dramatisant sa souffrance et s'enchainait de ses yeux aveugles. Personne ne croyait en elle, elle avalait impuissante ces remarques. Ces remarques désobligeante qui la rendaient hargneuse, une vraie chienne prêt à mordre. Incontrôlable, elle enviait le temps qui avait fait d'elle ce qu'elle ne pouvait imaginer. Détruisant les autres comme on détruit un espoir. Elle rampait parfois, s'éccorchant les mains, mais ne soufflait mots par simple emprise sur son existence, blessée par la réalité. Comme de nombreuses vies. L'on imagine pas un seul instant que la mort peut vous prendre, que l'on soit forts ou faibles, les maux ne sont rien quand on arrive à la fin du couloirs. Alors, enfantine, elle se plaisait à ne plus avancer. Oubliant avec l'alcool et accélérant le processus avec la nicotine, sa seule amie. Il n'y avait pas de regrets à avoir, la culpabilité mène à un retour arrière inevitablement. Les autres ne doivent pas penser au passé, ça leur empêche d'avancer encore et encore. Mais le passé, mot inventé par l'humain, n'est d'autre que les actes de chacun et un moyen de réaliser qui l'on est, qui l'on devrait être. Elle repense, réfléchie et ouvre les yeux. chaque battement de cils et elle vit plus fort. Elle incarnait une jeune vie promettante, parfaite à souhaits, jouissante de décadence.